[eng]

Assurance maladie grave : protéger ses finances quand la santé bascule


Recevoir un diagnostic de maladie grave bouleverse bien plus que le quotidien. Aux traitements et aux rendez-vous médicaux peuvent rapidement s’ajouter des préoccupations financières : baisse de revenus, dépenses imprévues, aide à domicile ou réorganisation familiale. L’assurance maladie grave vise justement à offrir une marge de manœuvre financière lorsque la santé impose soudainement de nouvelles priorités.

Une protection différente de l’assurance vie

L’assurance maladie grave repose sur un principe relativement simple : lorsqu’une personne assurée reçoit le diagnostic d’une maladie couverte par son contrat et satisfait aux conditions prévues, elle peut recevoir une prestation forfaitaire, généralement versée en un paiement unique. Contrairement à l’assurance vie, cette somme est destinée à être utilisée du vivant de la personne assurée.

Cette distinction prend toute son importance lorsqu’une maladie entraîne une période d’arrêt de travail ou oblige à revoir temporairement son mode de vie. Même dans un système de santé public, un diagnostic important peut avoir des répercussions financières qui dépassent les frais médicaux eux-mêmes.

La prestation peut ainsi contribuer à absorber certaines dépenses, mais également à préserver les ressources financières accumulées au fil des années. L’objectif est notamment d’éviter qu’une personne doive puiser rapidement dans ses REER, vendre des actifs ou s’endetter pour traverser une période où sa capacité à travailler est réduite.

Une somme dont l’utilisation demeure flexible

L’une des particularités de l’assurance maladie grave réside dans la liberté entourant l’utilisation de la prestation. Celle-ci n’est pas nécessairement liée au remboursement d’une facture médicale précise.

Selon la situation, l’argent peut servir à compenser une perte de revenus, payer certains soins privés, obtenir des services diagnostiques, couvrir des déplacements pour recevoir des traitements ou adapter le domicile. Il peut aussi permettre à un proche de réduire temporairement ses heures de travail pour jouer un rôle d’aidant. Cette flexibilité permet de répondre à une réalité souvent difficile à prévoir. Deux personnes atteintes de la même maladie peuvent en effet vivre des conséquences financières très différentes selon leur emploi, leur situation familiale, leurs économies, leurs assurances collectives et la durée de leur rétablissement.

Pour certaines personnes, la prestation permettra surtout de maintenir les paiements courants, comme l’hypothèque ou les dépenses familiales. Pour d’autres, elle offrira la possibilité de ralentir professionnellement afin de consacrer davantage de temps à leur rétablissement.

Quelles maladies sont couvertes?

Toutes les assurances maladie grave ne proposent pas exactement la même protection. Certains contrats se concentrent sur quelques maladies parmi les plus fréquemment couvertes, notamment le cancer, l’accident vasculaire cérébral, la crise cardiaque et le pontage aortocoronarien. D’autres proposent une couverture beaucoup plus étendue.

Selon les produits et les assureurs, cette liste peut notamment comprendre la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, l’insuffisance rénale, la paralysie, la cécité, la surdité, certaines transplantations d’organes ou encore certaines interventions cardiaques.

Le nom d’une maladie figurant dans un contrat ne signifie toutefois pas automatiquement qu’un diagnostic donnera droit à une prestation. Les définitions médicales, les critères d’admissibilité, les exclusions et, lorsqu’applicables, les périodes de survie ou d’attente prévues au contrat doivent être respectés. D’où l’importance de regarder au-delà du simple nombre de maladies couvertes lorsqu’on compare différentes protections.

Combien de protection prévoir?

Il n’existe pas de montant universel qui convient à tout le monde. Le niveau de couverture devrait plutôt être établi en fonction des conséquences financières qu’aurait une maladie importante sur le ménage.

Le revenu et les dépenses mensuelles constituent un premier point de repère. Il faut également considérer les économies disponibles, les dettes, l’hypothèque, les personnes à charge ainsi que les protections déjà offertes par l’employeur. La réflexion peut aussi porter sur un scénario concret : si une maladie obligeait à réduire considérablement ses activités professionnelles pendant plusieurs mois, combien faudrait-il pour maintenir son niveau de vie sans compromettre son épargne à long terme?

Pour les travailleurs autonomes et les propriétaires d’entreprise, la question peut prendre une dimension supplémentaire. Une absence prolongée peut toucher à la fois les finances personnelles et les activités professionnelles. Certaines solutions peuvent également comprendre une option de remboursement des primes, qui permet, selon les modalités du produit choisi, de récupérer tout ou partie des primes versées lorsqu’aucune prestation n’a été réclamée pendant une période déterminée.

Une protection à intégrer à une stratégie plus large

L’assurance maladie grave ne remplace pas nécessairement les autres formes de protection financière. Elle répond plutôt à un risque précis et peut s’inscrire aux côtés de l’assurance vie, de l’assurance invalidité, de l’épargne d’urgence et des protections collectives.L’assurance invalidité, par exemple, vise généralement à remplacer une partie du revenu lorsqu’une personne ne peut plus travailler en raison d’une maladie ou d’une blessure. L’assurance maladie grave fonctionne autrement : c’est le diagnostic d’une condition répondant aux critères du contrat qui déclenche la prestation.

Cette différence explique pourquoi les deux protections peuvent être complémentaires. Une maladie grave peut entraîner une incapacité de travailler, mais ce n’est pas toujours le cas. Inversement, une incapacité prolongée peut découler d’une condition qui ne figure pas parmi les maladies couvertes par une assurance maladie grave.

Choisir une couverture adaptée à sa réalité


L’âge, le tabagisme, l’état de santé et le montant de protection recherché peuvent également influencer les solutions accessibles et leur coût. Faire le point sur ses besoins permet alors de déterminer quelle place l’assurance maladie grave devrait occuper dans sa stratégie financière et de comparer les protections disponibles sur le marché.

Comparer les protections

Comparer les protections demande donc davantage que de regarder le montant de la prime. Le nombre et la définition des maladies couvertes, le montant assuré, la durée de la protection, les exclusions et les options offertes peuvent varier d’un assureur à l’autre. MAVI souligne d’ailleurs que les maladies couvertes diffèrent selon les compagnies.